mardi 25 septembre 2012


Belle Sicile 
 
Alors que le bateau effleure en une lente et silencieuse caresse le rivage de la Sicile, je caresse du regard cette île à la fois inconnue et mystérieuse, mais aussi si chère et si envoutante.  Dans les brumes limbées du soir qui descend,  je contemple les contours de ses paysages incertains, où mon imaginaire d’enfant voyageur  croit y deviner les lignes de ton visage si beau et de ton regard si mystérieux et si troublant.  Et je me dis que c’est de cette terre où ton enfance avait son toit, de cette terre où s’ancrent  tes racines, que tu tires ta beauté  et la grandeur de ton âme, faite  d’un si beau mélange de  force  de tendresse et de douceur.
Elle est là, à la fois si proche et si inaccessible. C’est alors que je sens monter en moi la vague submergeante des émotions. Et  même si ma main ne se resserre que sur le vide de ton absence, en cet instant elle n’en veut pas d’autre, pas d’autre que ta main dans la mienne et nos regards figés sur le même horizon. Tu es là, je sens ta présence. Mon corps frissonne, je me mets à rêver de l’infinie douceur de l’instant, fragment d’éternité, où nous serions ensemble toi et moi sur le pont de ce bateau.  

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