mardi 25 septembre 2012


Perdu en mer ?

Je suis seul face à la mer, mon regard perdu sur la ligne incertaine de l’horizon. Le vent du large de sa fraiche caresse apaise la morsure du soleil dont les rayons brulent ma peau. Seuls les caps que l’on franchit brisent  cet infini azur et  continu,  dévoilant chacun  lentement un nouvel horizon qui s’offre et se dévoile lentement au regard du voyageur impatient. Je scrute la mer si calme et si paisible, pareille à un miroir azur dont la brillante surface ne semble dérangée que par la trace,  blanche rayure éphémère,  que laisse le sillage de mon bateau.

Etrange sensation de se sentir à la fois perdu  au milieu du néant, loin du monde des hommes, mais de savoir aussi que par delà la mer, la vie continue. Un proverbe dit qu’il existe trois sortes de personnes, les morts, les vivants et ceux qui sont en mer. Etrange similitude avec notre histoire, où je me sens parfois perdu et si seul loin de toi, mais en ressentant en tout lieu et à chaque instant ta présence dans mon cœur, douces pensées apaisantes et rassurantes comme une ancre, comme une ligne de vie, comme un filament de lune, si fragile et si fort à la fois.

Belle Sicile 
 
Alors que le bateau effleure en une lente et silencieuse caresse le rivage de la Sicile, je caresse du regard cette île à la fois inconnue et mystérieuse, mais aussi si chère et si envoutante.  Dans les brumes limbées du soir qui descend,  je contemple les contours de ses paysages incertains, où mon imaginaire d’enfant voyageur  croit y deviner les lignes de ton visage si beau et de ton regard si mystérieux et si troublant.  Et je me dis que c’est de cette terre où ton enfance avait son toit, de cette terre où s’ancrent  tes racines, que tu tires ta beauté  et la grandeur de ton âme, faite  d’un si beau mélange de  force  de tendresse et de douceur.
Elle est là, à la fois si proche et si inaccessible. C’est alors que je sens monter en moi la vague submergeante des émotions. Et  même si ma main ne se resserre que sur le vide de ton absence, en cet instant elle n’en veut pas d’autre, pas d’autre que ta main dans la mienne et nos regards figés sur le même horizon. Tu es là, je sens ta présence. Mon corps frissonne, je me mets à rêver de l’infinie douceur de l’instant, fragment d’éternité, où nous serions ensemble toi et moi sur le pont de ce bateau.  

lundi 24 septembre 2012


Encore une fois je pars !  Je me sens comme un enfant impatient, les yeux avides de voir le monde et de découvrir de nouveaux horizons.  Mais malgré tout, je me sens également triste de te laisser. Et en posant le pied sur cet immense bateau qui va m’emmener loin de toi, je lui murmure tout bas de me faire découvrir mille belles choses que je pourrais partager avec toi.
 
Le départ
Le terminal de départ
Embarquement le dimanche 9 septembre en début d’après-midi dans le terminal voyageur du port de Savonne.   Après s’être installé, après avoir fait le tour rapide du bateau et avoir participer aux exercices réglementaires d’évacuation  en cas de besoin d’abandon du navire, tous les passagers se sont mis sur les ponts ou sur les balcons pour assister au départ.
 
Sortie du port de Savonne
Lentement, presque imperceptiblement, le bel oiseau blanc s’est éloigné du quai. Alors les mains se sont levées et ce sont des milliers d’au revoir qui ont été lancé vers la terre. Et qu’importe si l’on ne connait personne, ceux qui restent nous répondent, tradition des départs. Et c’est dans la lumière du soleil couchant que retentissent les trois coups de corne de brume, véritable signal du départ. Et comme si la montagne répondait au bateau, l’écho  nous est revenu en un majestueux au revoir.







Le bateau :
Il s’appelle le Méditerranéa. C’est un paquebot « classique » construit en 2003 en Finlande. Il fait près de 300m de long, 11 ponts, 2500 passagers et 850 membres d’équipage. Sa thématique de décoration tourne autour de la culture méditerranéenne et les palais vénitiens
La cheminée
 
 
Comme un phoenix qui renait de ses cendres, voilà que tu renais à la vie! Tu seras mon carnet de voyage le moyen de partager avec mon Elfe les plus belles images et mes plus beaux souvenirs que je ramène de ce voyage en Orient J'y écrirai également tout ce que mon coeur exprimera, tout ce que j'aurai eu envie de te dire, ou de partager avec toi si nous avions fait ce voyage ensemble. Cela n'a pas toujours été possible de pouvoir m'isoler pour écrire sur l'instant ce que la beauté des choses m'inspirait. Alors je me repétais les mots et les phrases pour m'en souvenir.

mercredi 14 décembre 2011

Images du passé

Une image du passé: Ma grand-mère Marie louise et sa fille Jeanne

Cette photo date des années 40.