jeudi 6 octobre 2011

D'autres Photos du détroit de Messine


Les cotes de la sicile au sud du détroit

Rentrée sud du détroit


Messine vu de l'entrée sud du détroit

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Un bateau faisant cap au sud au niveau de Messine



Un ferry allant vers Messine

Vue de Messine depui sle milieu du détroit


Messine


Messine

Les plages de Messine

Les plages de Messine

Les plages de Messine

Côte italienne en face de Messine au nord du détroit

Côte italienne en face de Messine au nord du détroit

Côte italienne en face de Messine au nord du détroit

Côte italienne en face de Messine au nord du détroit

lundi 3 octobre 2011

Le jardin des oliviers.



Vue panoramique du mont des oliviers

Je voulais revenir plus en détail sur les lieux visités qui m’ont tout particulièrement marqué. Parmi ceux là, il y a le jardin de Gethsémani sur le mont des oliviers.

D'après la tradition chrétienne, c'est à Gethsémani qui veut dire en hébreu moulin à huile - que Jésus pria pour la dernière fois, la veille de sa crucifixion et qu'il fut arrêté. L'église se situe à Jérusalem, sur le flanc ouest du Mont des oliviers.









Elle surplombe la vallée du Cédron et fait face au Mont du Temple sur lequel est situé la vielle ville de Jérusalem, en face de la porte dorée la seule porte murée des remparts qui selon la tradition sera ouverte le jour du retour sur terre du Messie.

C'est actuellement une église catholique, tenue par les moines franciscains. Elle a été construite sur les ruines d'une église byzantine du Vème siècle, détruite en 614 par les Perses et qui avait été reconstruite par les Croisés qui l'ont nommée "l'église du Sauveur".



L'église que l’on voit aujourd’hui est une construction contemporaine construite entre 1922 et 1924 et remplace une église du Moyen Âge ruinée au XIVe siècle.. Elle est entourée d'une clôture en forme de couronne d'épines.
 



Le rocher qu’elle protège, est considéré au IVe siècle comme le lieu de la prière de Jésus, rocher au centre du sanctuaire, devant l'autel. C’est le rocher de l’agonie.

En ce lieu, le Christ vécut un moment particulièrement angoissant, confronté à la volonté du Père face à laquelle la faiblesse de la chair était tentée de se rebeller. En étant pleinement Dieu mais aussi pleinement homme, Jésus a certainement connu dans son corps la peur humaine de mourir, mais comme Fils, Il était dédié à faire la volonté du Père en toute chose. C’est la lutte entre ces deux états qui est décrite comme étant l’agonie.


Le baiser de Judas

 
L'arrestation de Jesus

L'agonie
Seuls les pèlerins peuvent admirer ce rocher ainsi que les trois grandes mosaïques représentant l'agonie dans l'abside centrale, le baiser de Judas dans l'abside nord et l'arrestation de Jésus dans l'abside sud. Plusieurs pays ont contribué financièrement à la construction de l'édifice d’où le nom d'"église de toutes les nations".

 Dans la cour principale qui jouxte l'église, on peut apprécier des oliviers millénaires contemporains de l'arrestation de Jésus. C'est ici également, selon les Evangiles, que Juda a dénoncé Jésus.






 Ce jardin est réservé aux pèlerins qui souhaitent un lieu et un moment de recueillement et de prière. Pendant sa prière particulière à cet emplacement, Jésus a atteint le summum de la tristesse car il a pleuré sur le pêché des hommes, c'est pourquoi cette église s'appelle également "l église de la désolation".

Sur sa façade, on admire une mosaïque d'une extrême beauté montrant Jésus présenté comme le lien qui relie Dieu et les hommes





La visite s’est faite en milieu d’après midi. Le soleil commençait à descendre derrière la ligne des remparts de Jérusalem, au niveau de l’esplanade des mosquées avec en contre jour la coupole du Dôme du rocher et celle de la mosquée Al aqsa. La luminosité était toute particulière, nous étions encore au soleil et le fond du vallon de Cédron était à l’ombre. On pouvait voir au ras du rempart un cimetière musulman installé près de la porte dorée et un cimetière chrétien dans le fond du vallon.
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Le cimetiere juif

Sur l’autre versant, à coté de l’église, on peut voir l’immense cimetière juif qui est vieux de plus de deux mille ans pour les tombes les plus anciennes.
C’est un lieu très préservé, très hors du temps, alors que la ville de Jérusalem est toute proche. C’est comme si le temps s’était arrêté. Il n’y avait pas beaucoup de personnes lors ce cette visite. Cela nous a permis de mieux pouvoir nous imprégner de l’atmosphère du lieu. Chacun a pu avoir un moment personnel de recueillement.








samedi 1 octobre 2011

Jeudi 22 septembre : Jour N°11


Forza Italia… !  Italie, pour la deuxième fois, je vais poser le pied sur ton sol. C’est dans le port de Civitavecchia (la cité vieille) que le bateau a accosté.
C’est le port le plus proche de Rome. La journée est belle, et c’est dans le soleil du petit matin que nous débarquons pour prendre la direction de la cité éternelle. Une heure de bus environ et nous serons dans ses murs.



Le port de Civitavecchia a été construit par l’empereur Trajan  en même temps que le port de Fiumicino pour l’approvisionnement de Rome car le port d’Ostie qui est normalement le port de Rome a tendance à s’ensabler. Il y aura une voie, la voie romaine Aurélia pour relier Rome à son nouveau port.

Ce matin, c’est la Rome antique que nous allons visiter et cet après midi sera consacrée à la visite du musée de Vatican, de la chapelle Sixtine et de la basilique Saint pierre de Rome.

Rome avec ses 3,5 millions d’habitants et ses 2 millions de voitures est dès le matin le lieu de gigantesques embouteillages dans lesquels se faufilent les 600 milles scooters de la ville.

Sous toute la surface de la ville moderne, on retrouve des vestiges de la ville antiques jusqu’à des profondeurs de 20m, ce qui complique beaucoup tous les travaux urbains car à chaque nouvelle découverte, il faut lancer une campagne de fouilles archéologiques. C’est la raison pour laquelle Rome est l’une des seules capitales mondiales sans un vrai métro digne de ce nom. Le métro romain ne comporte que trois lignes avec un nombre de station très réduit.


Rome a été fondé en -753 avant JC sue le mont Palatin par Remus et Romulus comme le raconte la légende. Rome est bâtie autour de 7 collines. La ville ancienne est entourée par le mur d’Adrien long de 19 Km, qui est encore intact car il n’a jamais été détruit lors des différentes invasions de la ville, car toutes se sont faites par les 14 portes aménagées dans ce mur.

La Rome antique était une citée d’environ 1 million d’habitants !

La ville a aussi la particularité d’abriter dans ses murs un état indépendant, l’état du Vatican.


Nous commençons notre visite par un arrêt à proximité du colisée, le cirque antique construit pour y abriter les jeux offerts à la population par les différents empereurs, afin de divertir la plèbe. Ce système permettait d’acheter la paix sociale avec « du pain et des jeux ».

Ce quartier se trouve tout près des anciens thermes dont les ruines sont entourées d’un très joli parc très arborés. C’est là que la vie sociale des classes aisées de l’antiquité se déroulait. On y venait faire du sport et entretenir son corps tout en y faisant des affaires et en se tenant informé de l’actualité du moment.

Le colisée, aussi connu sous le nom de cirque Maximus. Il pouvait contenir 250 000 spectateurs. Chaque citoyen romain recevait une pièce de monnaie en bois qui l’invitait à assister aux jeux du cirque. Sur cette pièce se trouvait le numéro de l’emplacement qui lui était réservée, avec les places les meilleures pour les classes aisées et les places les plus hautes pour le peuple. C’est l’une des plus importantes constructions du monde antique. Il était situé au pied du mont palatin tout près des palais impériaux.
On trouve juste à coté l’arc de triomphe de l’empereur Constantin, premier empereur romain ouvertement chrétien qui déplacera alors la capitale de l’empire vers Constantinople (Istanbul). Le colisée après le déclin de Rome servira de carrière de pierre et verra des maisons se construire à l’intérieur de son enceinte.









Tout près du Colisée, on trouve une des 4 basiliques de Rome, celle de St Pierre des liens. C’est une basilique construite à la suite de la mort du Pape Jule II.
Cette basilique contient deux choses particulièrement intéressantes qui méritent la visite. Extérieurement c’est une construction de style classique pas forcement très spectaculaire. Par contre, à l’intérieur on y trouve le « Moïse » de Michel-Ange qui normalement aurait du orner le tombeau du pape Jules II qui ne fut jamais finit faute de moyens. C’est une statue de marbre représentant Moïse assis entouré de personnages bibliques.








Une autre chose, plus impressionnante, est présentée dans le retable de l’hôtel de cette basilique. Cette relique présente les chaines de St Pierre lorsqu’il fut emprisonné et martyrisé à Rome lors des persécutions des romains contre les premiers chrétiens.


On reparlera de St Pierre un peu plus tard dans la journée notamment lors de la visite du Vatican.

Puis nous sommes descendus au pied du colisée où la guide nous a montré la structure de cette construction et parlé des travaux de restauration de ce monument.

De la nous sommes dirigés vers le forum, à pied en suivant une avenue moderne percée par Mussolini au travers des vestiges du forum de Rome, en détruisant de façon complètement folle de nombreux vestiges. Le forum était le cœur politique de Rome avec la curie dans laquelle siégeaient les sénateurs.




Rome dans cette partie d el a ville n’est qu’une succession de lieux chargés d’histoire, de places très belles et de monuments antiques. Il faudrait des jours et des jours afin de pouvoir tout voir, tout comprendre. Une demi-journée pour découvrir la ville éternelle n’est définitivement pas suffisante.


Après cette longue promenade nous sommes allés déjeuner avant la visite du Vatican programmée pour cet après midi.

En début d’après midi nous nous sommes dirigés vers le Vatican tout proche. La visite a commencée par le musée qui présente aujourd’hui au public les collections privées des papes. Autrefois réservées à l’usage personnel du souverain pontife et à ses invités, ce musée regroupe un nombre infinies de pièces de peintures, sculptures, poteries, tapisseries, antiques, moyenâgeuse ou de la renaissance ayant un rapport avec le christianisme. Une salle très impressionnante est la salle des cartes qui présente sur des panneaux peint s aux murs, les cartes du monde chrétien aux différentes époques.

Le Vatican n’a été construit que dans les années 1500, après le départ d’Avignon et le retour de la papauté à Rome. En attendant que ce palais soit construit ; le saint siège était installé dans la basilique de St Jean de Latran à Rome.

Le parcours de visite du musée passe dans la chapelle Sixtine, chapelle privée du pape, dont la décoration faite par Michel-Ange représente toute l’histoire et les symboles de la vie du christ et de la chrétienté. La foule est immense dans ce lieu très impressionnant, à la fois pas sa taille mais aussi par la richesse de son décors. J’y serais resté des heures. Le silence est normalement la règle à l’intérieur de la chapelle mais les gardiens ont beaucoup de mal a faire respecter cette consigne. Il est d’ailleurs assez difficile pour un groupe de resté ensemble. C’est dans cette chapelle que les cardinaux se réunissent, enfin ceux de moins de 80 ans, pour élire parmi eux le pape. C’est le conclave qui veut dire « sous clés » car initialement les cardinaux y étaient enfermés jusqu’à la désignation du nouveau souverain pontife. Et la dans un recoin de cette salle, se trouve le poêle qui permet de faire le feux dont la fumée noire ou blanche indiquera à la foule extérieure que le pape a été désigné ou pas.

Partout les visiteurs du monde entier se pressent pour visiter ce haut lieu de la chrétienté. A part la chapelle Sixtine qui est un joyau, je ne ressens pas jusque là les même vibrations qu’à Jérusalem.

Puis par un dédalle de couloirs et d’escaliers nous avons rejoint le parvis de la Basilique St pierre.

En entrant à l’intérieur de cet édifice, là se produit le choc. On entre et c’est comme si un espace infini s’ouvrait devant soi, tellement les dimensions intérieures de cette basilique sont inouïes. Tout est démesure dans cette église, les dimensions, la richesse des décorations, les œuvres, les chapelles. On reste muets, le souffle un peu coupé devant une telle opulence. La cathédrale de Reims qui est la plus grande cathédrale française ou bien notre dame de Paris rentreraient en entier à l’intérieur de la basilique St pierre.


La première œuvre que nous voyons est la piéta de Michel-Ange faite alors que le maitre n’avait qu’une vingtaine d’années. Cette sculpture de marbre d’une seule pièce représente la Vierge tenant le christ dans ses bras à la descente de la croix. Cette sculpture est d’une beauté infinie. Personnellement j’ai été troublé par le fait que j’y ai trouvé l’expression à la fois d’une tristesse infinie celle d’une mère tenant le corps de son fils mort, mais aussi une d’une douceur incroyable, d’un amour immense de la vierge pour celui qui vient donner sa vie pour sauver les hommes. C’est une impression assez ambigüe et très troublante. Elle est présentée derrière une vitre qui la protège car il ya quelques années un fou l’avait attaquée avec un marteau.

Puis nous sommes passées devant la chapelle dans laquelle se trouve désormais le tombeau du pape Jean-Paul II. Après sa mort, son corps avait été placé dans la crypte de St pierre de Rome là où sont inhumés tous les papes depuis St Pierre. Il y a quelques mois, lors qu’il a été fait bien heureux son corps n’a pas été replacé dans la crypte mais dans cette  chapelle qui devrait bientôt voir la mise ne place du tombeau définitif qui n’est pas encore décidé. Beaucoup de pèlerin devant cet autel, beaucoup de ferveur.

La basilique St pierre est construite sur les ruine d’une basilique byzantine du 3° siècle, construite elle-même sur un cimentière du premier siècle dans laquelle les fouilles archéologique menées dans les années 50 ont permis de mettre à jour des tombes païennes mais aussi des tombes chrétiennes organisée autour d’une tombe centrale. Il semble que cette tombe était celle d’un chrétien très important, très charismatique puisque beaucoup étaient venu se faire enterrer auprès de lui.  Des analyses ont montré que les tissus qui enveloppaient le corps étaient tissés selon la technique des tisserands de Jérusalem du Premier siècle. Ce personnage était donc une personne ayant vécu à Jérusalem au 1° siècle. St Pierre ayant été amené à Rome où il est mort après avoir été persécuté. Beaucoup de signes indiquent qu’il s’agirait de la tombe de St pierre. Depuis ce tombeau a été placé dans la crypte du Vatican.


Après cette longue journée sous un soleil romain très chaud, nous avons rejoint le bus qui nous a ramenés vers le port de Civitavecchia. C’était la dernière excursion de ce périple. Cette nuit le bateau va naviguer vers Savonne que nous atteindrons vers 8H. Alors nous quitterons le Costa Pacifica qui aura été tout au long de ces jours à la fois notre maison, notre ville, et notre bel oiseau nous portant sur ses ailes.